La respiration + podcast

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1 mai 2020
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La respiration + podcast

Un peu d’histoire

 

Dès le premier millénaire avant notre ère, le taoïsme chinois et l’hindouisme insistent sur l’importance d’un « fluide vital » irriguant notre corps, une sorte d’énergie ou de souffle intérieur, dont la respiration serait une des manifestations. Les Chinois nomment cette énergie Qi et les Hindous Prana (c’est un des concepts clés du yoga). Un peu plus tard à l’ouest, le pneuma des Grecs renvoient, comme la rûah des Hébreux aux deux dimensions du déplacement de l’air et de la présence divine ; c’est pourquoi, dans les langues latines, le terme spiritus est à l’origine à la fois du terme esprit et du mot respiration.

 

Très tôt apparaissent ainsi des conseils pour moduler sa respiration et influencer le cours de sa santé et de sa spiritualité. Ainsi, le yoga Pranayama (terme signifiant « rétention du souffle) considère que c’est un moyen pour accroitre sa longévité. Il s’agit de la première doctrine théorisant l’intérêt du contrôle respiratoire, environ sept siècles avant notre ère.

 

À l’époque moderne, le médecin allemand Johannes Heinrich Schultz élabore le « Training autogène ». Née dans les années 1920, cette méthode de relaxation, qui se fonde en partie sur une respiration lente et profonde, est sans doute encore aujourd’hui la plus célèbre en Occident. Dans sa codification contemporaine, la méditation de pleine conscience fait elle aussi la part belle aux exercices basés sur le souffle.

 

Pas une technique de relaxation, d’apaisement ou de méditation, donc, qui ne fasse appel au souffle : s’appuyer sur la respiration est sans doute le plus petit dénominateur commun de toutes les approches de pacification du corps comme de l’esprit.

 

LA COHERENCE CARDIAQUE

 

Une respiration lente et profonde élève par exemple l’activité du système nerveux parasympathique, et notamment celle du nerf vague, qui contrôle et mesure l’activité de nombreux organes internes. Par conséquent, le calme envahit l’organise : Le rythme cardiaque ralentit et se régularise, la pression sanguine diminue, les muscles se détendent… La partie sensorielle du nerf vague transmet aussi ces informations au cerveau, qui, à son tour, s’apaise.

La compréhension de ce mécanisme a entraîné le développement d’une version moderne des techniques de respiration lente, appelée « cohérence cardiaque ». Il s’agit d’inspirer pendant 5 secondes, puis d’expirer pendant le même temps, soit 10 secondes par cycle respiratoire complet. La dénomination insiste sur le fait que cela stabilise les pulsations cardiaques, qui exercent un effet puissant sur l’anxiété.

 

Les meilleurs moments pour respirer

Lors d’un stress ponctuel, par exemple avant un examen, une compétition sportive ou une simple réunion de travail, lors d’une insomnie.

Mais l’efficacité des techniques respiratoires ne se limites pas aux stress ponctuels ou à la chambre à coucher : Elles peuvent aussi soulager une anxiété chronique.

Les techniques respiratoires sont aussi utiles chez tout un chacun, pour contrer l’accumulation de petites tensions corporelles associées aux stress.

Une séance audio de cohérence cardiaque:

 

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