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Vision et Sport

vision Adrien Jouvencel

Dans le domaine sportif, le système visuel joue un rôle déterminant dans la saisie d’informations contextuelles. Celles-ci, sont exploitées au sein d’un processus continu souvent dénommé « couple perception-action », dont l’entièreté présage de la qualité de la performance, c’est-à-dire, en partie, des capacités à interagir de façon efficace et adaptée avec l’environnement et ses modifications. Toutefois, en aval, il apparait nécessaire de s’assurer de la pertinence des signaux générés au niveau même des capteurs de la rétine. Dans cette perspective, une « bonne vision » devrait être un pré-requis indispensable à une performance sportive compétitive.

Qu’il s’agisse du positionnement dans l’espace, de l’optimisation de l’équilibre, de la planification ou de la modification adaptative de l’action, la vision du sportif joue, à l’évidence, un rôle crucial lors de la prise d’informations sensorielles. Cette saisie d’information est un pré-requis indispensable à une réalisation optimale de l’action et de sa compétitivité́.

Les entraineurs, les athlètes et les scientifiques ont aujourd’hui pris la mesure de l’importance de la vision dans l’activité sportive. Chacun pratique des recherches en vue de l’amélioration de la prise de l’information visuelle, dans le but ultime d’optimiser la performance sportive, de la rendre compétitive. Ainsi, certains auteurs défendent un lien étroit entre les capacités visuelles et les performances, alors que d’autres mettent en doute ce lien.

Certaines études soulignent un lien existant entre de bonnes capacités visuelles et une bonne performance sportive. Par exemple, Christensen & Winkelstein (1988) rapportent une étude sur des joueurs de football. Ils montrent que les athlètes ont de bonnes performances en vergences, saccades oculaires, temps de réaction visuel, champs périphériques et punctum proximum de convergence, comparés aux non-athlètes. De la même façon, Graybiel et al. (1955), ont comparé dans une étude, 30 tennismen à 100 footballeurs. Ils démontrent que les tennismen ont une meilleure perception de la profondeur.

Différentes études menées par Williams (1999), Abernethy (1997), Stine (1982) ont mis en évidence que les variations de capacités visuelles entre athlètes et non-athlètes s’appuient sur trois « a-priori » :

  •  Les meilleurs athlètes se caractérisent par des habiletés visuelles supérieures à celles des moins bons.
  • Les qualités sensorielles peuvent être développées par des procédures d’entraînement général ou spécifique.
  • Les améliorations de la fonction visuelle se traduisent par une amélioration de la performance.

C’est pour cela que j’utilise des outils technologiques (Fitlight-Trainer) (Neurofy) pour développer un entrainement générale et ou spécifique ,selon votre capacité, votre discipline sportive et votre poste.

Un neurotracker pour améliorer sa vision du jeu et limiter les risques de commotion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entraînement visuel sportif (EVS)

Des études ont démontré que les athlètes les plus performants d’une équipe sont ceux qui possèdent les meilleures fonctions visuo-motrices et que la vision fonctionnelle PEUT s’entraîner.

Ainsi, Je crois que l’entraînement des fonctions visuelles doit faire partie de tout plan d’entraînement sportif et je suis convaincus de pouvoir vous aider à améliorer vos fonctions visuo-motrices.

Qu’est-ce que l’entraînement visuel sportif?

Pourquoi toujours débuter un plan d’entraînement par la musculation et le cardiovasculaire, quand ces différentes actions sont commandées par le cerveau? Entraînons celui-ci d’abord ! Ensuite, l’entraînement des muscles se fera avec plus de succès.

Depuis des décennies, les athlètes d’élite utilisent la préparation mentale comme partie inhérente de leur entraînement. Lorsqu’un mouvement est visualisé avant d’être exécuté, tous les neurones du corps s’organisent en vue de le créer. Il s’agit d’une préprogrammation du mouvement. De la même façon, la capacité à se concentrer peut aussi se préprogrammer ou se reconditionner, s’il y a eu commotion cérébrale ou arrêt d’activité prolongé dû à une blessure.

L’ habilité à porter attention à la vision périphérique peut également être entraînée et nombreuses sont les situations où l’attention périphérique est requise. Ainsi, par exemple, un quarter back au football américain  peut garder son attention fixée sur son receveur de passe qui est en mouvement, tout en étant conscient des déplacements des défenseurs de l’équipe adverse qui se dirigent vers lui : il pourra ainsi réagir plus rapidement, peut-être éviter un « sac du quart », voire une blessure !

Il en va de même pour l’attention sur la route tout en restant attentif aux mouvements des autres voitures pour éviter les collisions ou lors d’une course de vélo, de ski de fond, etc. : pour repérer la vitesse de ses adversaires sans perdre la « zone » sur sa stratégie de course.

L’attention adéquate à la vision périphérique favorise la capacité de « lire le jeu » dans les sports d’équipe ou le fait d’être conscient de la position de son partenaire lors d’une performance de couple en patinage artistique ou de la position des objets et des mouvements des autres artistes dans une chorégraphie de danse ou un numéro acrobatique de cirque.

En plus d’améliorer les fonctions mentionnées plus haut, l’EVS permet également l’augmentation de la précision et la vitesse des réactions oeil-main (ex. : gardiens de buts, joueurs de volleyball, peintres, etc), oeil-pied (ex. : soccer, ski), oeil-corps (alignement sur la poutre pour un(e) gymnaste, un pompier ou encore un travailleur de la construction), ainsi qu’une meilleure utilisation de la vision en 3D. La capacité de voir la profondeur aide dans l’évaluation des distances et permet la programmation des gestes en fonction de la vitesse de déplacement des objets s’éloignant ou se dirigeant vers nous. Il ne faudrait surtout pas rater une passe parce que la perception de la rondelle devient double au fur et à mesure que celle-ci se rapproche du bâton d’un joueur de hockey !

L’EVS est-il seulement pour les sportifs de haut niveau?

Bien sûr que non ! L’entraînement visuel sportif utilise une approche intégrée d’exercices dynamiques visant à optimaliser le système cognitif, visuo-moteur et sensoriel. Il s’agit d’un domaine en pleine évolution en Amérique du Nord et en Europe. Élaboré au départ pour les professionnels du sport et les sportifs d’élite (hockey, football, baseball, volleyball) et pour les équipes tactiques des forces armées, les protocoles sont constamment mis à jour et adaptés aux besoins de la population générale. Ainsi, les sportifs de tout genre, les gens actifs en général, les personnes âgées, ainsi que les jeunes en développement peuvent dorénavant en profiter.

Les bénéfices de l’EVS ont été démontrés pour la réhabilitation des fonctions de concentration, d’attention périphérique, de précision et de vitesse de réaction et la gestion de la vision 3D lors de blessures variées : les commotions cérébrales (d’origine sportive ou non), les AVC, les blessures aux membres supérieursau dos ou aux membres inférieurs. Tel que mentionné plus tôt, la pré-programmation des réactions œil-main-pied ou corps implique les yeux, le traitement de l’information visuelle par le cerveau et la programmation des gestes du reste du corps par le cerveau.

 

Pour plus de renseignement contactez moi.

06.23.23.59.29

jouvencel.adrien@gmail.com

 

Archive laboratoire mouvement action et performance (INSEP) Juin 2004

Psychology of sport and exercise  2016

Journal of strength and conditioning research 2014

Biological Psychology 2019

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